La Galice, beaucoup de kilomètres pour… ?

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La Galice, beaucoup de kilomètres pour… ?

Message  colombe le Mar 19 Sep 2017 - 15:04

Sans aller jusqu’à paraphraser Shakespeare mot pour mot, vous aurez compris que la Galice n’a pas généré l’enthousiasme dont nous avons pu faire preuve lors de nos précédents périples ibériques. Mais je suis le premier à reconnaître ma part de responsabilité dans cette (petite) déception. Lorsque l’on prépare un voyage quel qu’il soit, on se construit forcément une image mentale fabriquée à partir de nos lectures de guides, comptes-rendus de voyageurs ou témoignages d’amis connaissant déjà la destination. Et puis, une fois sur place, il arrive parfois que la réalité du territoire ne se superpose pas complètement à l’attente que l’on pouvait en avoir.

C’est ce qui c’est produit pour la Galice, je pensais avoir affaire à une contrée encore un peu sauvage (si tant est que ce concept puisse encore exister aujourd’hui en Europe), pas trop urbanisée, peu fréquentée des touristes. C’est sur ces points que les calques ne se sont pas chevauchés.

Il y a beaucoup de monde en Galice fin août, majoritairement des touristes espagnols, la destination semblant boudée des habituels hollandais, allemands, anglais ou autres français ! Il faut dire que c’est loin. Très (trop ?) loin, plus de 1100 kms de Toulouse, alors imaginez un peu lorsqu’il faut venir de Gronigue ou de Lübeck. D’autant que la pays traine une réputation de météo plus qu’aléatoire et capricieuse, alors, à l’heure du choix nos amis du nord ont peut-être raison de préférer l’assurance d’un soleil et de températures généreuses en jouant la carte grecque ou andalouse. Au temps passé derrière le volant, on ne saurait les blâmer !

Pour ma part il me semble que j’ai du me laisser abuser par un enthousiasme un peu trop débordant de la part de copains que je pensai fiables. Puis la lecture du Guide du Routard a conforté mon idée de contrée vierge et sauvage, de petits port de pêches frileusement lovés au fonds de Rias grandioses. J’imaginais déjà un habile mélange de Bretagne, d’Irlande, tempéré d’une pointe méditerranéenne…
Je me voyais chevauchant de longues vagues déroulant parfaitement sur des plages de sable fin enchâssées  entre deux falaises menaçantes ! Vous voyez qu’en matière d’imagination, je peux facilement me laisser déborder !

Plages magnifiques oui. Désertes, non !


La fameuse plage des Cathédrales, non loin de Ribadeo. Pour visiter et marcher sur la sable comme 4954 autres touristes, il faudra s'inscrire sur internet et montrer votre ticket à l'entrée, ainsi qu'une pièce d'identité ! Vous croyez que je plaisante ? https://ascatedrais.xunta.gal/monatr/busquedaPorLocalizador



La réalité a été un peu moins riante, il faut bien l’avouer. Là-bas comme ailleurs sur les côtes espagnoles, l’urbanisation à outrance à commis des ravages. Certes la Galice a échappé au barres d’immeubles infâmes, mais pour mieux les remplacer par un habitat mité mais constant tout au long du littoral. Difficile de trouver quelques kilomètres de côtes vierges de constructions humaines. J’avais l’impression de rouler dans la rue unique d’un seul et même village qui se serait étiré sur des centaines de kilomètres.
Certes, il reste quelques ilots plus ou moins préservés, mais ils sont difficiles à dénicher. Même la Costa de la Muerte du côté de Camarinas, pourtant décrite comme sauvage à souhait, ne fait pas exception. Tout au long de la piste qui longe la côte et donne accès à 3 plages sublimes, les passes-droit ont réussi à construire quelques villas avec piscine et même un prémisse de lotissement !  C’est dire !

À ce stade de mon récit, je me rend compte que je force peut-être un peu le trait négatif. Mais c’est que le ratio « distance parcourue / satisfaction engendrée » ne penche pas en faveur de la seconde valeur de l’équation. Je suis sûr que si j’avais parcouru moitié moins de kilomètres, mon jugement aurait pu être finalement plus positif.
D’autant que, paradoxalement, nous avons trouvé à chaque nuit des bivouacs parfaits. Pas un bruit (hormis celui des vagues lorsque nous avons dormis près de l’océan), des paysage plutôt agréables, des températures nocturnes idoines pour un sommeil réparateur. En fait, dès que l’on s’éloigne de la bande côtière, le pays redevient plus sobre et moins peuplé.
Et puis tout de même, on ne saurait rédiger un compte-rendu honnête en étant perpétuellement négatif. Nous avons eu, heureusement, des moments d’enthousiasme et de plaisir comme lorsque nous avons foulé le sable fin de la Praia do Trece, dormi au dessus de l’océan sur la presque’île de Louros, découvert le Cap Finisterre ou flâné dans les rues de Ribadeo…


La Plaza de Espana à Ribadeo


Les maisons colorées du vieux quartier historique


Le temps de siroter un petit rafraichissement en terrasse.


Ribadeo, à la frontière entre Asturies et Galice aura été la ville qui nous aura le plus conquis


Le marché couvert. Il avait du goût Ramon Gonzales Fernandez


Mais, à contrario, nous nous sommes égarés à Santiago de Compostella, qui, à moins d’être pèlerin ou fervent catholique, présente un intérêt à tout le moins dispensable. C’était la seule journée vraiment chaude du séjour (34°) et nous sommes arrivés par l’autoroute (majoritairement gratuite d’ailleurs). Le premier problème est de pouvoir parquer son véhicule dans une ville plutôt habituée à accueillir des marcheurs. Les parkings souterrains proches du centre affichent un discriminatoire panneau « Max. 1,80 ». Marcopoliste passe donc ton chemin. Après mains tours et détours (Le centre est totalement interdit au véhicules) nous avons la chance de dégotter une maigre place sur un improbable boulevard suburbain. Consolation, ici le parking est gratuit, mais une bonne demi-heure de marche est nécessaire pour rejoindre le centre-ville. Il est déjà midi et il commence à faire vraiment chaud Profitez-en, se sera la seule fois en 10 jours !
Nous savons que nous approchons des points d’intérêts à la densification notable du pèlerin, facilement identifiable grâce à ses godillots poussiéreux, son sac à dos fatigué et sa mine chiffonée. Ensuite il s’agit de plonger dans un entrelacs de ruelles et petites plazas au milieu d’une foule dense et compacte où le pèlerin est sur-représenté !
Les boutiques de bondieuseries le dispute à celle des souvenirs, mais elles ont fort à faire pour remporter la bataille face aux gargotes d’où s’échappe de ragoûtantes odeurs de friture. D’ailleurs, au bout du compte, je crois bien qu’elles perdent !
Nous pensons nous rattraper avec la Cathédrale et sa fameuse façade baroque, mais celle-ci est emmaillotée pour travaux jusqu’en 2021 ! Passe ton chemin ami touriste et reviens donc dans 4 ans !
N’étant ni pèlerins, ni fervents catholiques nous faisons l’impasse sur le musée. D’ailleurs, même dans le cas contraire, je pense que la bonne heure d’attente pour arriver aux guichets aurait douché nos ardeurs mystiques. Reste que le centre-ville est fort compact et qu’une petite heure suffit à en épuiser les charmes.




Santiago de Compostella, le plus difficile est d'éviter d'avoir un ou plusieurs pèlerins dans le champ...


A l'instar de notre penseur, Compostella nous a laissé dubitatifs.


Au lieu d’y rester l'après-midi entière et de rester dormir sur place, nous décidons de rejoindre immédiatement la côte à peine distante d’environ 70 kms. C’est vers Camarinas et la Costa de Muerte que nous nous dirigeons alors. Cependant, il m ‘avait semblé qu’une piste côtière permettait la jonction entre Camelle à l’est et Camarinas à l’ouest. Mauvaise interprétation, si la piste existe bel et bien, elle ne suit nullement la côte et bifurque bien vite vers les hauteurs sans toutefois offris de points de vue notables sur l’océan. De plus, elle est assez difficile à dénicher dans le dédale des ruelles de Camelle. Donc, mon conseil et vraiment de rejoindre Camarinas sans chercher à finasser, sauf à vouloir récolter quelques kilos superfétatoires de poussière ! C’est dingue comme ce Marco est poreux !

En fait on rejoint le littoral à hauteur du cimetière des Anglais. De là, la piste longe 3 plages splendides de sable fin. Mais ne vous attendez pas à en profiter seuls, loin de là ! Le seul parking un peu plat est squatté par nombre de camping-cars, quand ceux ci ne se posent pas directement le long de la piste. Il y a foule sur la Costa de Muerte ! Pas facile de dénicher un bivouac répondant à nos (trop ?) nombreuses exigences. Finalement, un chemin forestier perpendiculaire nous mène en surplomb des plages et nous offre un jolie vue sur l’océan. Nous y sommes seuls et tranquilles, ce qui est plutôt appréciable au vu de l’affluence décrite.


Avantage non contestable de la Galice, elle nous aura offert des spot 5* quasiment tous les soirs. Ici, au dessus des plages de la Costa de Muerte, non loin du Cap Vilan.


Ou ici, à côté de la Plage des Cathédrales vers Rinlo



Le Cap Vilan, théâtre de nombreux naufrages dramatiques dont celui d'un vaisseau anglais à la fin du 19ème (The Serpent) qui provoqua la mort de 193 hommes d'équipage sur 195. D'où le mémorial au bout de la piste connu sous le nom de "Cimetière des Anglais"


Festival de cairns autour du mémorial

Camarillas est un gros bourg qui fait quelques efforts de séduction touristique, mais peine à convaincre ! C’est le schéma classique des villages de bord de mer : dédié avant tout à la bagnole, c’est elle qui truste la majorité de l’espace. Il y a quand même un petit cordon de terrasse en bord de route avec vue sur le parking. Heureusement, on y mange bien. Les fruits de mer constituent l’essentiel de la carte, mais chez O Curbeiro on nous offre l’apéro à la vue de notre Guide du Routard. Les couteaux grillés sont suaves à souhait, on déguste un excellent gâteau d’algues et une salade de poulpe qui fond littéralement dans la bouche.
Finalement, cette partie de la côte est une des plus accueillante que nous ayons fréquentée. Le soleil se fait insistant en ce début d’après midi et comme les vagues se sont mises aux abonnés absents c’est le moment d’aller profiter des plaisirs de la plage. Direction celle do Trece. On la rejoint depuis le parking du cimetière des anglais par 20 minutes de marche à pied. Le paysage est vraiment splendide, une sorte de bout du monde que nous partageons avec quelques courageux marcheurs qui se comptent sur les doigts d’une seule main.
Tentative de bain, mais ce n’est pas la Grèce et il faut pouvoir se plonger dans une eau à la température plutôt fraiche

Camarinas, porte d'entrée de la Costa de Muerte. De toutes façons, tous les ports sont bâtis peu ou prou sur le même modèle...




Jolie plage découverte lors d'une petite rando au départ de Camarinas. Il y a de l'eau partout en Galice, aucun problème pour ravitailler. En revanche, pour le bain, comment dire ? Je crois que l'eau de la douche est plus chaude que l'océan...



Je sais, ça fait rêver... Le point bleu au milieu de la photo, c'est notre parasol ! Plage do Trece, accessible uniquement à pied. 25 minutes de marche à partir du Cimetière des Anglais. Costa de Muerte.

Une très belle randonnée permet de gravir le Monte Louro et offre un panorama époustouflant sur la lagune et les deux parties de la côte. Plus loin, la route mène jusqu’au village de Muros qui pour une fois fait montre d’une certaine unité architecturale avec ses façades de maison en galeries. Quelques resto le long du port offrant la même sempiternelle vue sur le parking ! Mais là encore, jolie carte de fruits de mer. Précisons tout de même qu’en termes de tarifs, les restaurant ne sont pas forcément bons marchés. Comptez environ 30 à 40€ pour un déjeuner de 2 personnes. Rien à voir avec les prix Grecs par exemple.
Nous décidons de rester une journée de plus pour tenter un peu de surf. J’ai même réservé un stand-up paddle à l’école de surf. Malheureusement, il est dit que je n’irai pas taquiner les vagues cette année. En effet, au matin, un épais brouillard noie toute la côte ! On n’y voit pas à 10 mètres, tans pis, poursuivons toujours plus au sud vers le parc de las Dunas de Corrubedo.
Mouais, la route est fastidieuse, on en profite pour faire des courses chez Eroski (un genre de Leclerc local) à Moia, grosse ville pas terrible. En arrivant sur le Cap, la donne change radicalement ! Nous sommes maintenant dans un espace protégé voire sur-protégé. Chaque chemin est fermé à la circulation, les voitures sont regroupées sur d’immenses parkings. On ne se déplace à pied que sur un réseau de passerelles en bois très esthétiques et très réglementées. On à l’impression de se retrouver dans un National Park à l’américaine où le moindre écart est sévèrement sanctionné ! D’ailleurs la Policia veille au grain, des agents à cheval patrouillent partout, drôle d’ambiance. Certes la Praia de Vilar est superbe, mais impossible de bivouaquer dans le coin.

La vue sur la plage et la lagune de Louro depuis le Monte Louro Une jolie rando, mais les 20 dernières minutes sont assez exigeantes et il faut mettre les mains pour grimper !


Encore un bivouac haut de gamme au dessus de Louro

On roule donc quelques kilomètres au hasard pour finalement se retrouver sur la route qui monte au point culminant de la région, le Mirador Curota. Passé le parking la route se transforme en piste et mène à d’importants parcs éoliens. Le paysage s’est transformé en un genre de lande vaguement écossaise ou paissent vaches et chevaux. On est monté à plus de 500 mètres d’altitude et cela à moins de 5 kilomètres de l’océan. Il fait même froid maintenant. Le jeu est de dégotter un bivouac suffisamment éloigné des éoliennes qui font un bruit d’enfer.
Finalement on arrive au point : 42°39'39.01"N / 8°56'35.69"O qui nous offre le bon compromis. Mais impossible de diner dehors, la température à chuté aux environs de 12/13° et il est à peine 20h.
La nuit est tombée, et du haut de notre promontoire on peut contempler toute la côte et les îles d’Arousa et O Grove. C’est une véritable illumination, mais ce spectacle éclatant cache une réalité moins brillante : cela signifie aussi une urbanisation délirante !

Nous dormirons, comme toujours lors de ce voyage, d’un sommeil profond que ne viendront troubler aucun bruit, ni agitation. Mais au matin une pluie fine et poissante noie le paysage. La température n’est guère remontée, le moral est bien bas…
J’ai compris hier soir qu’il serait illusoire de continuer vers le sud. Nous décidons de donner une dernière chance à la Galice et sur la foi du Guide du Routard (…) nous repartons vers le nord, pour le Cap de Bares décrit comme (je cite) : « Croquignolet petit port d’origine phénicienne. On y trouve une longue plage de sable blond et fin, baignée par des eaux limpides, peu fréquentée et cernée d’un panorama idyllique : c’est vraiment l’une des plus belles plages de toute la côte nord ! »
Mouais, après une matinée de route, on débarque donc à Bares. C’est samedi, les restos sont pris d’assaut, on se fait donc refouler. Un peu plus sympa que les autres, un patron nous met sur liste d’attente pour 15h30 (et oui ! heure espagnole). En attendant, on va faire un tour sur cette soi-disant mirifique plage. Comment dire ? C’est joli certes, mais après le descriptif dithyrambique c’est tout de même bien décevant. Et il y du monde !

Calme absolu malgré le parc éoliens. Le vent était contraire, on a rien entendu !

Bon, on va déjeuner (correct) puis nous cherchons un bivouac pour la nuit. Pour une fois, rien se semble se présenter. Le cap est très escarpé, couvert d’une impénétrable forêt d’eucalyptus. On tente une ou deux options, mais sans succès.
Finalement, il semble que nous ayons épuisé les charmes de la Galice ! A moins que ce ne soit la Galice qui nous ait épuisée ? Nous n’insistons pas et décidons de mettre un terme à notre voyage. D’autant que des raisons familiales nous rappellent au foyer. Il est temps de rentrer. Nous dormirons à côté de Rinlo, puis reprendrons l’autoroute pour le long voyage de retour vers Toulouse (1100 kms). Pas de chance, une pluie diluvienne s’abat sur nous vers Gijon et ne nous lâchera pas avant la France…

Finalement, nous aurons tout de même parcouru près de 3000 kms en 10 jours (ouch !) pour un séjour qui ne nous aura que moyennement convaincu. Je suis certes content d’avoir découvert une Espagne qui m’était inconnue et qui est dès différente des paysages habituellement associés à ce pays, mais on peu se demander si les quelques spots intéressants (Ribadeo, Camarinas, La Costa de Muerte, …) valent vraiment de parcourir autant de kilomètres ? Et comme se poser ce genre de question c’est déjà y répondre…
Bon, je regrette quand même de n’avoir pas eu le temps de passer par le Parc des Picos d’Europa et de visiter les Gorges du Sil, mais je doute qu’un futur proche me voit de nouveau arpenter les route Galicienne. Mais après tout, il est bon aussi de se frotter à des contrées qui ne s’abordent pas aussi facilement. Et puis tellement de facteurs entrent en jeu lorsqu’on entreprend un voyage qu’il ne faudrait pas se fier uniquement à mon jugement. Comme je le disais en préambule, ce à quoi je m’attendais n’a pas correspondu à la réalité de ce que j’ai découvert. Ce qui ne veut pas dire que d’autres voyageurs ne pourraient pas revenir enchantés de la Galice…

Ah oui, et puis pour finir, trois jours après notre retour j’ai reçu un avis de la police espagnole. 100€ d’amende pour avoir été contrôlé à 89 kms sur une portion d’autoroute limitée à 80.


Le petit village de Rinlo, très (trop) joli. C'est plutôt les économiquement forts de la région qui l'on envahit. Les prix des deux restaurants sont donc à l'avenant...




Nous trouvons notre spot de la nuit à la sortie de Rinlo. Et dire qu'on a même pas cherché !

Globalement, le tableau n'est tout de même pas si négatif : nous avons dormis comme des rois et à part vers le Cap de Barès, nous n'avons eu que l'embarras du choix pour les bivouacs. On trouve de l'eau partout et les restaurants proposent une cuisine à base de fruits de mer délicieuse. Certains paysages sont grandioses (Louro, Costa de Muerte), bref, si nous avions parcourus 500 ou 600 kms pour y aller au lieu de 1100, je pense que notre impression aurait été nettement plus enthousiaste !
Si d'aventure vous vouliez quelques plus amples renseignements pratiques (lieux de bivouacs entres autres...) je suis comme toujours à votre disposition en espérant que mon récit ne vous aura pas trop rebuté. A bientôt !
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Re: La Galice, beaucoup de kilomètres pour… ?

Message  Romarin 06 le Mar 19 Sep 2017 - 23:15

Bonjour,

Merci pour ce compte rendu objectif.
1100 km de Toulouse, 1720 km de notre arrière-pays niçois scratch. Ça va attendre...

colombe a écrit:
sur la foi du Guide du Routard (…) nous repartons vers le nord, pour le Cap de Bares décrit comme (je cite) : « Croquignolet petit port d’origine phénicienne. On y trouve une longue plage de sable blond et fin, baignée par des eaux limpides, peu fréquentée et cernée d’un panorama idyllique : c’est vraiment l’une des plus belles plages de toute la côte nord ! »
... on va faire un tour sur cette soi-disant mirifique plage. Comment dire ? C’est joli certes, mais après le descriptif dithyrambique c’est tout de même bien décevant. Et il y du monde !

J'ai déjà eu, à plusieurs reprises (Croatie, Sardaigne...) ce sentiment de frustration lié au(x) commentaire(s) très (trop) élogieux du Guide du Routard, au point de se demander si ça n'avait pas été écrit par l'office du tourisme local.
A moins que l'enquêteur ne se soit "lâché" après quelques gracieux festins Suspect...
Je sais, je suis mauvaise langue Razz.

Ne crachons cependant pas dans la soupe, le "routard" reste une référence incontournable pour les voyageurs...








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Le mieux est l'ennemi du bien... Mais c'est bien d'essayer de faire mieux !
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Re: La Galice, beaucoup de kilomètres pour… ?

Message  AAlain le Mer 20 Sep 2017 - 1:15

Ça reste quand même superbe à la vue des photos.
Merci pour ce reportage.
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C'est tout de même beau !

Message  Houdré le Mer 20 Sep 2017 - 1:50

superbe compte-rendu, peut-être un peu sévère mais qui ne rend pas le détour rédhibitoire.
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Re: La Galice, beaucoup de kilomètres pour… ?

Message  penkalet le Mer 20 Sep 2017 - 4:29

Merci pour ce compte rendu très agréable à lire (comme d'hab !) et encore plus à regarder, les photos ne reflètent pas le ressenti Very Happy

Si un jour j'y vais, grâce à toi, je serai sans doute moins déçu avec une confrontation imaginaire/réalité plus ... réaliste justement  What a Face  (pas demain la veille que je vais m'inscrire sur un site internet pour aller sur une plage Shocked et encore moins devoir présenter ma carte d'identité avant de fouler le sable )
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Re: La Galice, beaucoup de kilomètres pour… ?

Message  Vince29 le Mer 20 Sep 2017 - 5:39

Égoïstement je suis content de découvrir cet avis qui me conforte ...

La Galice était notre destination initiale pour cet été (aout).
On avait acheté le GDR et commencé à stabiloter la carte.
Mais à force de fouiller, de lire les reports sur le net et les avis divers et variés, on s'est rendu compte que la destination ne collait pas forcément avec ce qu'on recherchait.
Et surtout aller dans le sud de l'Europe pour trouver de l'eau aussi chaude qu'ici en Bretagne, pas question ! lol!

Alors à 3 semaines du départ, on a craqué et on a acheté nos billets pour la Corse sunny

J'espère tout de même que vous n'êtes pas rentrés trop frustrés de vos vacances ?
L'hiver va être long autrement !

En tout cas merci pour ces belles photos et pour ce récit très bien écrit.
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Re: La Galice, beaucoup de kilomètres pour… ?

Message  Falia le Jeu 21 Sep 2017 - 2:19

cheers
Merci, j'adore ! Le style, les photos, les infos et même l'expression de ton ressenti !
Je ne connais pas cette région et comme disent les autres dans leurs réponses, quitte à éventuellement y aller avec 600 kms de plus depuis chez nous, autant être informé le plus objectivement possible de ce qui nous y attendrait ...
C'est exactement ce que tu as fait, alors merci tout plein sunny
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Re: La Galice, beaucoup de kilomètres pour… ?

Message  colombe le Jeu 21 Sep 2017 - 13:42

Merci pour vos commentaires, il est vrai que nous avions un peu écarté ces dernières années le Guide du Routard au profit du Lonely Planet ou des Guides Geo que nous trouvions plus neutres, voire plus objectifs. Concernant la Galice, je me suis laissé tenté dans la mesure où ils sont actuellement les seuls à proposer un guide spécifique pour cette région.
Cela dit, si le ton rédactionnel est convivial et chaleureux, je trouve que leur enthousiasme est parfois un peu surjoué. Mais encore une fois, c'est un avis personnel qui n'engage que moi...
Et pour répondre aux nombreux bretons du forum, il est vrai que le dépaysement risque d'être assez modeste, sans parler de la température de l'eau...
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Re: La Galice, beaucoup de kilomètres pour… ?

Message  pict le Jeu 21 Sep 2017 - 16:28

Très intéressé par tes photos et ton compte rendu , d'autant plus que nous sommes en route pour ... la Galice ! Pour le moment au parc naturel d'ordesa ( les 1000km depuis le départ ont été passés) mais la côte de Cantabrie et de Galice nous attirent toujours malgré tes quelques réserves ,avant une incursion au bord du Portugal (vallée du Douro) .... Le mois de Septembre est sûrement un peu plus calme et l'eau un peu plus fraîche ... Je suis preneur de tes infos concernant les spots (en mp non 4matic) ... En message perso ce doit être possible, merci d'avance !
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Re: La Galice, beaucoup de kilomètres pour… ?

Message  JLdu50 le Ven 22 Sep 2017 - 2:04

Merci pour ce récit dont je viens de prendre connaissance, bravo pour le texte, sa tonalité nuancée et l'illustration photographique.
Le millier de kilomètres à prévoir en plus (le Cotentin est bien loin ) ne vont pas m'inciter à privilegier cette destination en priorité ...
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JLdu50

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Re: La Galice, beaucoup de kilomètres pour… ?

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